lundi 4 août 2014

J'suis pas là...à cause de ma librairie Gratuite !

Bonnnnn la première raison à mon absence... c'est mon ordi...il est en panne !!! Bouuuuuuu :/.
La deuxième c'est un nouveau projet !!! Ma librairie gratuite :).

http://malibrairiegratuite.blogspot.fr/


L'album photo " sur facebook" qui retrace l'histoire de ma  librairie gratuite : ICI
La page facebook : ICI
Le blog : ICI

J'avais envie depuis longtemps de faire ça... juste à cause d'une photo qui naviguait sur facebook.

Du coup me voila parti dans cette aventure.


Ma plus grande surprise... c'est d'être suivi sur facebook... plein d'autres librairies ouvrent tous les jours. Eloïse Lanouvelle, Sandrine Dumoulin, Our little Family, Estelle Rousselle, Julie Ferreira, Delph Dolce ....et bientôt y'en aura d'autres...


 

L'autre surprise... l'aide des gens.

Je pense aux éditions du p'tit baluchon qui ont envoyé carrément des livres!!!!

Je pense à Emeline du blog Our Trip is your Trip...qui je le jure a fait une bannière pour le futur blog qui se prépare!!!! Et qui donne plein de belles idées!!!

Je pense aux gens du village et de mes contacts facebook qui m'ont encouragé aprés le premier vole de caisse.

Je pense à tout ceux qui ont partager l'album photos de la librairie pour lancer l'idée partout en France!

Brefffff c'est une jolie aventure. Elle tourne vraiment bien...c'est magique.  La librairie offre en plus un point de rencontre ...ouvre le dialogue. J'ai des retours fabuleux. En faite, c'est une boite à bonheur :).

Bref... voilà pourquoi le blog des potins est en attente de nouvels articles ;).

J'vous bises les amis et @+

PS : J'espere que mon ordi va bientot revenir....parceque là...je trime quelquechose !!! P#,")! de sa R#"!? !!!!!!

http://malibrairiegratuite.blogspot.fr/2014/08/pourquoi-pas-vous.html

 
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vendredi 1 août 2014

Du rêve à ma réalité du voyage [ ma crise pré-quarantaine ].

Je crois que j'ai toujours voulu voyager. Je me souviens même plus à quel âge j'ai eu envie de découvrir le monde. C'était là, depuis toujours je pense. Je me souviens avoir regardé les frontières sur mon globe en me disant que tout devait être différent à chaque fois que l'on franchissait ces traits noirs. Mon doigt glissé lentement sur la sphère bleue et mon imagination s’enflammait.
Mon esprit s'envoler au rythme des photos, des livres que je dévorais.  Je retenais les couleurs, les ambiances ,et même les parfums.
Les aventuriers du bout du monde , ses hommes parfois torturé étaient sans aucun doute mes princes charmants. Leurs contes nourrissaient mes envies d'évasions, mes rêves.
J'aurai due comprendre, j'aurai due entendre ce qu'ils disaient.
Il parait que la sagesse vient avec l'âge. En tout cas c'est vrai pour moi, alors que je bénéficiais de tout ce savoir depuis le début.
J'en ai rencontré des vieux voyageurs du bout de la terre qui refusaient de bouger et  qui me murmuraient: je suis bien ici. J'en ai rencontré qui faisaient demi tour en voyant la silhouette lointaine d'un homme. Il faut se tenir à distance disaient-ils.
Moi, je regardais le monde tel que je voulais qu'il soit au fond. En inde, les sourires et les saris colorés. Dans le Sahara la nonchalance des touaregs dans un balai aux allures contemporaine et pourtant si ancien, ...
A chaque endroit j'écoutais attentivement, j'observais... mais d'un seul œil au fond. Les rencontres les sourires avaient un goût sucré et doux.
Et puis un jour, on ne regarde plus les choses tel qu'on voudrait qu'elles soient mais on les regarde tels qu'elles sont, en se demandant pourquoi. On sort du rêve pour rentrer dans le romantisme absolu. Une sensation proche de l'amour fou, brûlant, insurmontable...une espèce de toute puissance de la compréhension de la vie. On touche du bout des doigts la solitude la plus pure. Je hais le monde comme je l'aime. Paradoxe insupportable. Tiraillé entre deux sensations. Les voyages m'ont changé, métamorphosé un peu plus à chaque fois sans possibilité de retour en arrière. Je ne peux plus me fondre dans le décor.
Le "pourquoi?"  se déploie de toute son envergure au dessus de moi et m'enveloppe...il est si violent, si fort, que mon ventre et mon coeur se tendent pour ne formait qu'une boule de douleur constante et intense qui ne me quitte pas. On ne peut pas l'oublier.  Tout est si injuste, dur. Le seul moyen de la faire disparaître c'est de faire comme ces vieux baroudeurs, se retirer loin de l'humanité qui devient si absurde, vide et laide. Ici, tu vois les gens courir pour les dernières chaussures, ipad...voiture ...payer leurs crédits.  Courir tout en se plaignant que la vie est dure. Ils râlent, ne veulent plus payer d’impôts tout en étant incapable de payer une opération chirurgicale à grand frais . Ils ont conscience d'être dans le monde, mais l'ignore complètement. Ils veulent ce que le voisin a, même s'il n'a rien. Jaloux de ses aides, de l'argent qu'ils croient perdre par sa faute. Si tu n'a pas ce que tu veux, il faut trouver le coupable, c'est sa faute à lui. L'important a disparu au profit de la monnaie, de la consommation. Le plus terrible, c'est certainement cette sensation de plaisir qu'elle distille. Ce plaisir serait sain si ce n'était pas leur seul état de bonheur ? L’égocentrisme trouvait une parade avec les enfants qui restaient un rempart solide, imparable et pourtant... Je ne comprends plus. Les gens savent-ils vraiment à quoi ressemble la vie ailleurs? Non, il faut le vivre pour le comprendre ,c'est évident. Peut être est-ce mieux comme ça. Je ne sais pas, je ne sais plus. Mais si on connaissait tous des joies simples, de la paix, ne serait-ce pas plus facile? Ne serions nous pas plus libre de toutes ces addictions? Ne serions nous pas, tout simplement, heureux ? Je suis déçu, je suis désespéré , j'ai mal a chaque fois que j'entends des réflexions à la con, des jugements hâtifs....les sempiternelle plaintes...tout ça est tellement inutile. La douleur est si profonde. Je hais ce monde qui ne réfléchi pas, qui ne pense pas, qui passe son temps à regarder les autres, qui cherche des excuses pour tout, trouve le coupable. Il refuse se détendre et profiter de la vie simplement.

Je regarde cet homme si démuni et fort. Il me sourit quand je passe, il a l'air si sympathique, il ressemble tellement à ce que j'imaginais faire comme rencontre, unique et insolite. On parle longuement, on se sert la main. Il est vraiment exceptionnel avec une belle philosophie, vertueux aux vue de se qui se passe dans son pays.  Je m'éloigne. J'entends des cris . Je le vois tabasser ce garçon gravement handicapé par la polio, il me regarde tout en pensant que c'est normal, c'est son karma dit-il! Ses voisins font pareil. Des histoires comme ça, j'en ai des tonnes.  Pas de solidarité dans la pauvreté...pas plus que dans la richesse finalement. Le monde est ainsi fait, je crois. Est ce que c'est une excuse?
Un jour quelqu'un m'a dit, il faut passer entre les gouttes et faire du mieux qu'on peut. Comment?
Je n'arrive plus à rencontrer des personnes en voyage comme avant. Je les regardes en me demandant s'ils respectent leur famille, leurs amis, la vie, la liberté de penser et d'agir, s'ils ne sont pas raciste, misogyne, homophobe... . Le discours est souvent beau, tout à l'air parfait de simplicité, jusqu'au moment ou tout bascule.  L'humanité en qui je croyais n'est plus qu'un lambeaux de tissu étiolé qui va et vient dans les  vagues sourde de l'océan. Parfois je distingue un peu d'espoir avec un geste ,une action,  un être hors du commun et puis la voila de nouveaux engloutie par des milliers d'horreurs dans ce bruit assourdissant qui gronde dans ma tête. Le mouvement ne s'arrêtera jamais, il y aura toujours l'inertie des jugements, les vents des rumeurs, des humiliations. Je suis là, immobile, à contre courant. J'ai l'impression que tout va de plus en plus vite autour de moi que je ne maîtrise plus rien. Les gens absorbent mon énergie. J'ai envie de crier stop! Je voudrais juste entendre la musique de la vie....me noyer dedans.

 Le temps devient mon ennemi.  Je ne ferais pas parti de ceux qui changent les choses... ni même la vie d'une personne. Je n'en ai pas la carrure, ni l'étoffe.  Ça me désole à quelque part. Le but est quand même d'apporter quelque chose, sinon à quoi bon? . Je me sens si faible, mièvre, conne , bête de penser comme ça et de ne pas tracer ma route sans y penser. La plus grande des déceptions, celle qui fait le plus mal, vient de nous même...elle vient de moi.

Peut être que c'est pour ça que j'aime tant les déserts...on y croise personne...on peut s'y perdre.

Une seule solution, voyager hors du temps au milieu de paysages grandioses sans y voir âme qui vive...pourquoi ne pas prendre le large , la mer...est ce que l'ennui m'y guetterai ?  Je sens que ma crise pré-quarantaine me bouscule. quoi de plus ridicule ? Au fond je suis dans le faux. Je le sais.
Ma nature optimiste me chagrine,  le naturel revient toujours et ne me laisse pas de répit, impossible de faire autrement ...même si j'en ai pas envie.

Mon romantisme me tuera.


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